Radiculopathie C6-C7 : quels sont les symptômes à ne pas ignorer ?

Vous sentez une douleur lancinante qui irradie du cou jusqu'à la main, potentiellement accompagnée d'engourdissements et de faiblesse ? Il pourrait s'agir d'une radiculopathie C6-C7, une affection courante qui peut impacter significativement votre capacité à effectuer des tâches quotidiennes, comme travailler sur un ordinateur ou même dormir confortablement. Identifier rapidement les symptômes de la radiculopathie cervicale est crucial pour obtenir un diagnostic précis de radiculopathie C6 C7 et commencer un traitement adéquat. Retarder le diagnostic de la compression nerveuse peut entraîner une détérioration progressive des fonctions nerveuses, rendant le traitement plus complexe et prolongé. La radiculopathie est l'une des causes de douleurs cervicales et brachiales rencontrées en consultation de médecine physique et réadaptation.

La radiculopathie est un terme médical désignant une condition où un nerf rachidien, une structure nerveuse émanant de la moelle épinière, est comprimé, irrité ou subit une inflammation. Imaginez un tuyau d'arrosage : si vous le pincez, l'eau ne s'écoule plus correctement. De même, une compression nerveuse perturbe la transmission des signaux nerveux, engendrant potentiellement des douleurs cervicales. Cela peut provoquer une variété de symptômes désagréables et parfois invalidants, affectant la qualité de votre vie et votre capacité à réaliser des activités simples comme se brosser les dents ou soulever un sac de courses. On estime qu'environ 30% des personnes souffrant de douleurs cervicales chroniques présentent une radiculopathie.

Définir et comprendre la radiculopathie C6-C7

La radiculopathie C6-C7 se produit spécifiquement lorsque les racines nerveuses qui sortent de la colonne vertébrale au niveau des vertèbres cervicales C6 et C7 sont affectées. Une hernie discale ou de l'arthrose cervicale peut provoquer une compression de ces nerfs. Les vertèbres C6 et C7 se situent dans le bas du cou, juste au-dessus des vertèbres thoraciques qui composent le haut du dos. Ces nerfs sont responsables de l'innervation de certains muscles et zones de la peau dans le bras, l'avant-bras et la main. Le nerf C6 innerve principalement le biceps et les extenseurs du poignet, tandis que le nerf C7 innerve le triceps et les extenseurs des doigts. Comprendre la localisation est primordiale pour cibler le diagnostique et les thérapies qui y sont associées, comme des exercices spécifiques de physiothérapie.

La reconnaissance précoce des symptômes de la radiculopathie C6-C7 est essentielle pour éviter une aggravation de la douleur et prévenir des complications à long terme, comme une faiblesse musculaire persistante ou une perte de sensibilité. Un diagnostic rapide permet d'initier un traitement conservateur, tel que la physiothérapie et la médication, dans les plus brefs délais. Plus tôt le traitement est initié, meilleures sont les chances de récupérer complètement et de retrouver une fonction normale. Ne sous-estimez pas les signaux que votre corps vous envoie : une prise en charge précoce peut faire toute la différence pour votre bien-être et votre qualité de vie.

Nous explorerons les différents types de douleurs, les faiblesses musculaires potentielles, les sensations altérées qui peuvent survenir, ainsi que les options de traitement disponibles. Armé de ces informations, vous serez mieux équipé pour discuter de vos préoccupations avec votre médecin et obtenir un diagnostic précis de votre douleur cervicale et, si nécessaire, un plan de traitement personnalisé pour soulager vos symptômes de radiculopathie C6 et C7.

Symptômes clés à ne pas ignorer : le guide pratique

Identifier rapidement les symptômes de la radiculopathie C6-C7 est la première étape pour obtenir l'aide dont vous avez besoin. La douleur est souvent le signal d'alarme le plus évident, se manifestant dans environ 90% des cas, mais d'autres symptômes tels que la faiblesse musculaire et les sensations altérées peuvent également indiquer un problème de compression nerveuse. Voici un guide pratique pour vous aider à reconnaître les signes de radiculopathie cervicale à ne pas ignorer.

Douleur : la sonnette d'alarme principale

La douleur associée à la radiculopathie C6-C7 peut se manifester de différentes manières, affectant l'épaule et le membre supérieur. Elle est souvent décrite comme une douleur lancinante, aiguë ou brûlante, qui peut irradier le long du trajet du nerf affecté, suivant un schéma dermatomal précis. La douleur peut être constante ou intermittente, et son intensité peut varier d'un jour à l'autre, en fonction de l'activité physique et de la position du cou. Cette douleur peut perturber votre sommeil, rendre difficiles certaines activités quotidiennes et même affecter votre humeur. La douleur peut être présente au repos mais s'intensifie souvent lors de mouvements spécifiques du cou ou du bras.

La localisation typique de la douleur est le cou, l'épaule, le bras, l'avant-bras et parfois même la main, touchant jusqu'à 60% des patients. En cas de radiculopathie C6, la douleur peut irradier vers le pouce et l'index, ainsi qu'une partie de l'avant-bras. En cas de radiculopathie C7, elle peut irradier vers le majeur et l'arrière du bras. Il est important de noter que la douleur peut ne pas suivre exactement ces schémas et peut varier d'une personne à l'autre en raison de variations anatomiques. Écoutez attentivement les sensations que vous ressentez et décrivez-les précisément à votre médecin.

Plusieurs facteurs peuvent aggraver ou apaiser la douleur. Les mouvements du cou, comme la rotation ou l'inclinaison, peuvent souvent exacerber la douleur en comprimant davantage le nerf. De même, la toux et les éternuements peuvent augmenter la pression sur les nerfs et intensifier la douleur. En revanche, le repos et certaines positions, comme allonger le bras au-dessus de la tête, peuvent apporter un soulagement temporaire. La douleur se manifeste le plus souvent avec une intensité de 6 ou 7 sur une échelle de 10, impactant significativement la qualité de vie du patient.

Faiblesse musculaire : quand la force vous abandonne

La faiblesse musculaire est un autre symptôme important à surveiller, survenant dans environ 40% des cas de radiculopathie C6-C7. Elle se manifeste par une sensation de manque de force ou une difficulté à effectuer certains mouvements, nécessitant un effort plus important pour les réaliser. Cette faiblesse peut affecter différents groupes musculaires en fonction de la racine nerveuse touchée, limitant votre capacité à effectuer des tâches simples comme ouvrir une porte ou porter un sac. La faiblesse musculaire peut impacter significativement les gestes du quotidien et affecter votre autonomie.

  • En cas de radiculopathie C6, les muscles les plus souvent affectés sont le biceps (responsable de la flexion du coude) et les muscles extenseurs du poignet. Vous pourriez avoir du mal à soulever un objet, à serrer la main fermement ou à maintenir votre poignet en extension, rendant difficile la frappe au clavier.
  • En cas de radiculopathie C7, le triceps (responsable de l'extension du coude) et les muscles extenseurs des doigts sont généralement touchés. Il devient alors difficile de se relever d'une chaise en utilisant les bras, d'écrire pendant une période prolongée ou de réaliser des activités nécessitant une force de préhension, comme tenir une tasse.

Un test simple que vous pouvez réaliser chez vous (avec prudence) est de vérifier votre capacité à plier et à étendre votre coude contre une résistance légère, en demandant à un proche de vous aider. Vous pouvez également tester la force de vos poignets et de vos doigts en essayant de les étendre contre une légère pression. Si vous remarquez une faiblesse significative d'un côté par rapport à l'autre, il est important de consulter un médecin pour un examen neurologique complet. La faiblesse musculaire persistante est à prendre au sérieux, car elle peut entraîner une atrophie musculaire à long terme.

Sensations altérées : picotements, engourdissements, Chaleur/Froid

Les sensations altérées, telles que les picotements (paresthésies), les engourdissements et les sensations de chaleur ou de froid, sont des symptômes courants de la radiculopathie C6-C7, affectant environ 70% des patients. Il est essentiel de bien comprendre la différence entre ces sensations pour les décrire avec précision à votre médecin et l'aider à établir un diagnostic précis. L'apparition de telles sensations est un signe qu'il faut surveiller de près et ne pas négliger.

Les picotements sont souvent décrits comme une sensation de fourmillement ou de piqûres d'aiguilles, comme si de petites fourmis se promenaient sur votre peau. L'engourdissement se traduit par une perte de sensation ou une diminution de la sensibilité, vous donnant l'impression que votre bras ou votre main est endormie. Les sensations de chaleur ou de froid peuvent survenir même en l'absence de changement de température, vous donnant une sensation de brûlure ou de froid intense. Ces sensations sont souvent localisées dans des zones spécifiques en fonction de la racine nerveuse affectée, suivant un schéma dermatomal distinct.

En cas de radiculopathie C6, les paresthésies (picotements, engourdissements) sont généralement ressenties au niveau du pouce et de l'index, ainsi qu'une partie de l'avant-bras. En cas de radiculopathie C7, elles affectent plus souvent le majeur, ainsi que l'arrière du bras. Il n'est pas rare de ressentir des fourmillements dans les doigts au réveil, un engourdissement lors de la lecture ou de l'utilisation d'un ordinateur, ou une sensation de brûlure dans le bras après une activité physique. Ces sensations peuvent être passagères ou persistantes, et leur intensité peut varier en fonction de votre posture et de vos activités.

Autres signes d'alerte

Outre la douleur, la faiblesse musculaire et les sensations altérées, d'autres signes peuvent indiquer une radiculopathie C6-C7 et nécessitent une attention médicale. Il est important d'être attentif à ces signaux d'alerte et de les signaler à votre médecin, car ils peuvent révéler une compression nerveuse plus sévère. Ignorer ces signes peut retarder le diagnostic et le traitement, entraînant des complications à long terme.

  • Une diminution des réflexes bicipital et tricipital peut être observée lors d'un examen neurologique réalisé par votre médecin. Un réflexe est une réponse involontaire du corps à une stimulation, et sa diminution ou son absence peut indiquer un problème nerveux affectant le nerf C6 ou C7.
  • Une perte de coordination fine peut également survenir, rendant difficile des tâches telles que boutonner une chemise, utiliser un clavier ou écrire. Cette perte de coordination peut être subtile au début, mais elle peut progressivement s'aggraver, affectant votre capacité à réaliser des tâches quotidiennes.
  • Des céphalées cervicogéniques, c'est-à-dire des maux de tête liés à la tension cervicale et à la compression nerveuse, peuvent également être présentes, touchant jusqu'à 25% des patients. Ces maux de tête sont souvent ressentis à la base du crâne et peuvent irradier vers le front, accompagnés de raideur de la nuque.
  • Des troubles du sommeil peuvent survenir en raison de la difficulté à trouver une position confortable à cause de la douleur et des sensations altérées. Le manque de sommeil peut exacerber la douleur, affecter votre humeur et diminuer votre qualité de vie globale. Une mauvaise qualité de sommeil peut aussi augmenter votre sensibilité à la douleur.

Causes et facteurs de risque : mieux comprendre pour mieux prévenir

Comprendre les causes et les facteurs de risque de la radiculopathie C6-C7 peut vous aider à prendre des mesures préventives, à adopter des habitudes de vie saines et à réduire votre risque de développer cette condition. Identifier les causes permet aussi de choisir le traitement le plus approprié et de cibler les facteurs contributifs pour une meilleure prise en charge. La radiculopathie C6 C7 a des facteurs de risque modifiables et non modifiables.

Causes principales

La radiculopathie C6-C7 peut être causée par plusieurs facteurs, dont les plus courants sont :

  • Une hernie discale : Le disque intervertébral, qui agit comme un coussin entre les vertèbres, peut se rompre et comprimer les nerfs, en particulier lors d'un mouvement brusque ou d'un traumatisme. Cette compression peut provoquer une inflammation et une irritation des nerfs, entraînant des douleurs et d'autres symptômes. Une hernie discale est plus fréquente entre 30 et 50 ans.
  • L'arthrose cervicale : La dégénérescence des articulations et la formation d'ostéophytes (éperons osseux) peuvent également comprimer les nerfs, en particulier chez les personnes âgées. L'arthrose est une condition dégénérative qui affecte les articulations avec l'âge, entraînant une raideur et une diminution de la mobilité.
  • La sténose foraminale : Le rétrécissement du foramen (l'ouverture où passe le nerf) peut également comprimer le nerf, limitant l'espace disponible et provoquant une irritation. La sténose foraminale peut être causée par l'arthrose, une hernie discale ou d'autres conditions.
  • Un traumatisme : Un accident de voiture, une chute ou un coup direct au cou peuvent provoquer une lésion des nerfs ou des vertèbres, entraînant une compression nerveuse. Le traumatisme peut entraîner une compression nerveuse immédiate ou progressive, selon la gravité de la lésion. Environ 5% des cas de radiculopathie sont consécutifs à un traumatisme.

Facteurs de risque

Plusieurs facteurs peuvent augmenter votre risque de développer une radiculopathie C6-C7. Identifier ces facteurs de risque peut vous aider à adopter des mesures préventives appropriées et à modifier vos habitudes de vie pour réduire votre risque.

  • L'âge : Le risque augmente avec l'âge en raison de la dégénérescence naturelle de la colonne vertébrale, touchant particulièrement les personnes de plus de 50 ans. La dégénérescence peut entraîner une hernie discale ou de l'arthrose, comprimant les nerfs.
  • Une mauvaise posture : Une mauvaise posture au travail (par exemple, travailler sur un ordinateur avec le cou penché), en dormant ou en conduisant peut exercer une pression excessive sur la colonne vertébrale, augmentant le risque de compression nerveuse. Adopter une bonne posture est essentiel pour prévenir les problèmes de cou et réduire la pression sur les nerfs.
  • Les activités répétitives : Les mouvements répétitifs du cou ou le levage de charges lourdes peuvent également augmenter le risque de radiculopathie, en particulier chez les travailleurs manuels et les sportifs. Il est important de prendre des pauses régulières, d'utiliser une technique appropriée lors du levage de charges et de faire des exercices d'étirement pour prévenir les blessures.
  • L'obésité : L'obésité augmente la pression sur la colonne vertébrale, contribuant à la dégénérescence des disques intervertébraux et à la compression nerveuse. Maintenir un poids santé peut réduire le risque de radiculopathie et améliorer votre santé globale.
  • Le tabagisme : Le tabagisme affecte la circulation sanguine et la santé des disques intervertébraux, augmentant le risque de dégénérescence et de compression nerveuse. Arrêter de fumer peut améliorer la santé de votre colonne vertébrale et réduire votre risque de radiculopathie.
  • La génétique : Une prédisposition familiale peut également jouer un rôle dans le développement de la radiculopathie. Si vous avez des antécédents familiaux de problèmes de cou, vous pouvez être plus à risque et devriez adopter des mesures préventives plus tôt.

Prévention

Adopter des mesures préventives peut contribuer à réduire votre risque de développer une radiculopathie C6-C7. Prévenir vaut mieux que guérir, et adopter des habitudes de vie saines peut faire une grande différence pour votre santé à long terme !

  • Adoptez une ergonomie au travail appropriée en ajustant la hauteur de votre chaise et de votre écran d'ordinateur pour maintenir une bonne posture, en particulier si vous passez de nombreuses heures devant un écran. Assurez-vous que votre écran est à la hauteur de vos yeux, que vous êtes assis droit et que vos pieds sont à plat sur le sol.
  • Faites régulièrement des exercices de renforcement et d'étirement du cou, en particulier si vous avez un travail sédentaire ou si vous êtes sujet aux douleurs cervicales. Ces exercices peuvent aider à maintenir la flexibilité et la force de votre cou, en réduisant le risque de compression nerveuse. Il existe de nombreux exercices simples que vous pouvez faire à la maison, comme des rotations du cou, des inclinaisons latérales et des étirements des muscles du cou.
  • Maintenez un poids santé en adoptant une alimentation équilibrée, riche en fruits, légumes et fibres, et en faisant de l'exercice régulièrement. Un poids santé réduit la pression sur votre colonne vertébrale et diminue le risque de radiculopathie. Visez au moins 150 minutes d'exercice modéré par semaine.
  • Arrêtez de fumer pour améliorer la circulation sanguine, favoriser la santé de vos disques intervertébraux et réduire votre risque de radiculopathie. Arrêter de fumer est bénéfique pour de nombreux aspects de votre santé, et cela peut faire une grande différence pour votre colonne vertébrale.
  • Adoptez une bonne posture en tout temps, que ce soit en marchant, en vous asseyant ou en dormant. Une bonne posture réduit la pression sur votre colonne vertébrale et diminue le risque de compression nerveuse. Évitez de vous avachir et assurez-vous de soutenir votre dos lorsque vous êtes assis.

Diagnostic et traitement : le parcours de soins

Si vous suspectez une radiculopathie C6-C7, il est important de consulter un médecin généraliste, un rhumatologue ou un médecin de médecine physique et de réadaptation pour obtenir un diagnostic précis et un plan de traitement approprié. Le parcours de soins peut varier en fonction de la gravité de vos symptômes, de la cause de la compression nerveuse et de votre état de santé général. Un examen clinique minutieux est indispensable.

Quand consulter un médecin ?

Il est crucial de consulter un médecin dès l'apparition de symptômes persistants ou invalidants, tels qu'une douleur intense, une faiblesse musculaire importante ou des sensations altérées qui interfèrent avec vos activités quotidiennes. Ne tardez pas à demander de l'aide médicale si vous ressentez une douleur qui ne s'améliore pas avec le repos et les analgésiques en vente libre, ou si vous avez des difficultés à effectuer des tâches simples comme soulever un objet ou écrire. Un retard dans le diagnostic peut entraîner une aggravation des symptômes et rendre le traitement plus difficile.

Certaines situations nécessitent une consultation d'urgence, comme une perte de force importante dans le bras ou la main, une perte de sensibilité progressive, ou une incontinence urinaire ou fécale. Ces symptômes peuvent indiquer une compression nerveuse sévère et nécessitent une intervention médicale immédiate pour prévenir des dommages permanents aux nerfs. Dans ce cas, il est impératif de consulter sans délai aux urgences ou d'appeler le 15.

Diagnostic

Le diagnostic de la radiculopathie C6-C7 repose sur un examen clinique approfondi, des questions sur vos antécédents médicaux et vos symptômes, et des examens complémentaires pour confirmer le diagnostic et identifier la cause de la compression nerveuse.

L'examen clinique comprend une évaluation neurologique de la force musculaire, des réflexes, de la sensibilité et de la coordination. Le médecin vous posera des questions sur vos symptômes, leur localisation, leur intensité, les facteurs qui les aggravent ou les soulagent, et leur impact sur votre qualité de vie. Il effectuera également des tests physiques pour évaluer votre force musculaire, vos réflexes, votre sensibilité et votre amplitude de mouvement dans le cou et le bras.

L'imagerie médicale peut être utilisée pour confirmer le diagnostic et identifier la cause de la compression nerveuse. Les examens d'imagerie les plus couramment utilisés sont :

  • La radiographie : Elle permet d'évaluer l'alignement de la colonne vertébrale, de détecter l'arthrose et de rechercher des fractures ou des anomalies osseuses. Cependant, elle ne permet pas de visualiser les tissus mous tels que les disques et les nerfs. La radiographie est souvent le premier examen réalisé pour évaluer les douleurs cervicales.
  • L'IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) : C'est l'examen de référence pour visualiser les tissus mous, les disques, les nerfs et la moelle épinière, et identifier la cause de la compression nerveuse, comme une hernie discale ou une sténose foraminale. L'IRM est un examen non invasif qui fournit des images détaillées de la colonne vertébrale et permet de visualiser précisément la zone de compression nerveuse.
  • L'électromyogramme (EMG) et les vitesses de conduction nerveuse (VCN) : Ces examens permettent d'évaluer la fonction nerveuse et musculaire, en mesurant l'activité électrique des muscles et des nerfs. L'EMG et les VCN peuvent aider à confirmer le diagnostic de radiculopathie, à évaluer la gravité de la compression nerveuse et à exclure d'autres causes de douleur et de faiblesse.

Traitement

Le traitement de la radiculopathie C6-C7 dépend de la gravité des symptômes, de la cause de la compression nerveuse et de votre état de santé général. Il existe deux approches principales : le traitement conservateur et le traitement chirurgical, avec un accent sur le soulagement de la douleur, la réduction de l'inflammation et la restauration de la fonction nerveuse.

Le traitement conservateur est généralement la première ligne de traitement et comprend :

  • Des médicaments : Des analgésiques, comme le paracétamol ou les opioïdes faibles, peuvent être prescrits pour soulager la douleur. Des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l'ibuprofène ou le naproxène, peuvent être utilisés pour réduire la douleur et l'inflammation. Des corticoïdes (par voie orale ou injectable) peuvent être prescrits pour réduire l'inflammation autour du nerf, mais ils ne sont généralement utilisés qu'à court terme en raison de leurs effets secondaires. Des myorelaxants peuvent être prescrits pour soulager les spasmes musculaires.
  • La physiothérapie : Des exercices de renforcement et d'étirement des muscles du cou et du bras, de la thérapie manuelle, comme la mobilisation articulaire et le massage, et de l'électrostimulation peuvent être utilisés pour améliorer la mobilité, réduire la douleur, renforcer les muscles et restaurer la fonction nerveuse. Un physiothérapeute peut vous enseigner des exercices spécifiques à faire à la maison pour améliorer votre posture, renforcer vos muscles et réduire votre douleur.
  • Le port d'un collier cervical : Un collier cervical souple peut être utilisé pour immobiliser le cou, réduire la douleur et favoriser la guérison, en particulier pendant les périodes de douleur aiguë. Le collier cervical est généralement porté pendant une courte période, car une immobilisation prolongée peut entraîner une faiblesse musculaire.
  • Les injections épidurales de corticoïdes : Elles peuvent être utilisées pour réduire l'inflammation autour du nerf et soulager la douleur à court terme. Les injections épidurales sont généralement réalisées par un médecin spécialiste de la douleur, et elles peuvent apporter un soulagement significatif de la douleur pendant plusieurs semaines ou mois.

Le traitement chirurgical est envisagé en cas d'échec du traitement conservateur, en présence d'une compression nerveuse sévère avec déficit neurologique progressif, ou en cas de douleur intolérable qui ne répond pas aux autres traitements.

Les types de chirurgie les plus couramment utilisés sont :

  • La discectomie cervicale antérieure et fusion (ACDF) : Le disque endommagé est retiré, l'espace discal est nettoyé, et les vertèbres adjacentes sont fusionnées à l'aide d'une plaque et de vis. Cette procédure permet de décompresser le nerf et de stabiliser la colonne vertébrale.
  • La laminectomie : Une partie de la lame vertébrale est retirée pour élargir le canal rachidien et décompresser le nerf. Cette procédure est plus souvent utilisée pour traiter la sténose foraminale.
  • La foraminotomie : Le foramen (l'ouverture où passe le nerf) est élargi pour décompresser le nerf. Cette procédure peut être réalisée par une approche antérieure ou postérieure.

Après la chirurgie, une réhabilitation post-opératoire est essentielle pour retrouver une fonction normale, réduire la douleur et prévenir les complications. La réhabilitation comprend des exercices de renforcement et d'étirement des muscles du cou et du bras, des conseils sur la posture, les activités à éviter et la reprise progressive des activités quotidiennes. Un physiothérapeute peut vous aider à élaborer un programme de réhabilitation personnalisé pour vous aider à retrouver votre force, votre mobilité et votre indépendance.

La radiculopathie C6-C7 touche environ 83 personnes sur 100 000 chaque année, avec un pic d'incidence entre 50 et 60 ans. Environ 15% des patients atteints de radiculopathie cervicale nécessitent une intervention chirurgicale. La physiothérapie permet d'améliorer les symptômes dans environ 70% des cas de radiculopathie C6 C7, réduisant la nécessité d'une intervention chirurgicale. L'IRM est utilisée dans plus de 95% des cas pour confirmer le diagnostique. La douleur chronique du cou affecte plus de 10% de la population adulte.

Plan du site